Sauveterre-de-Rouergue

 

Fondée sur un plateau du Ségala au 13e siècle par l’administration royale, la bastide se distingue par un plan régulier organisé autour d’une vaste place bordée de couverts qui témoigne de la vitalité des activités commerciales et artisanales.

 

 

Une bastide royale au cœur du Ségala


La bastide a été fondée en 1281, au cœur du Ségala et loin des grands axes routiers, par Guillaume de Macon, sénéchal du Rouergue, pour le compte du roi Philippe III le Hardi. Erigée sur des terres monastiques (terres sauves de l’abbaye cistercienne de Bonnecombe) et seigneuriales (famille de Castelnau), administrée par quatre consuls, la bastide possède un plan rectangulaire en damier d’une remarquable régularité. Au centre, la vaste place bordée de couverts, cœur des institutions et où se tenaient les marchés, témoigne de la vitalité des échanges économiques. Les plus vastes demeures, construites en pierre et dont certaines enserrent une cour privative (15e, 16e et 17e siècles), s’y concentrent et affichent l’aisance des marchands, des maîtres artisans, des notaires et des magistrats qui les firent bâtir.

 

Une place de commerce prospère et laborieuse


La bastide, chef-lieu de baillage dispose d’une prison, d’un grenier à sel, d’une école et d’un hôpital. Outre les forgerons et les couteliers, actifs dès le 14e siècle et qui commerçaient jusque sur les foires de Lausanne, la petite ville était autrefois peuplée par nombre de négociants et d’artisans : vignerons, menuisiers, cardeurs, drapiers, chapeliers, chaussetiers. Elle recèle également de nombreuses maisons à pans de bois datant de la fin de l’époque médiévale dont les encorbellements, parfois très prononcés, enjambent la place, les rues charretières et les ruelles.

 

La collégiale Saint-Christophe


Bâtie au début du 14e siècle à l’extérieur des limites urbaines, puis reconstruite à l’intérieur de la bastide afin d’être intégrée aux remparts dont subsistent deux portes et une tour d’angle, l’église Saint-Christophe fut érigée en collégiale par l’évêque de Rodez François d’Estaing en 1514. L’édifice, de style gothique languedocien, abrite des stalles historiées du 16e siècle dans lesquelles prenaient place les membres du chapitre, un grand retable baroque datant de la fin du 17e siècle ainsi qu’un important mobilier liturgique des 18e et 19e siècles.

 

 

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