Villefranche-de-Rouergue

 

Fondée en 1252, la bastide de Villefranche-de-Rouergue fut une ville de pouvoir dont l’économie était florissante, ainsi qu’en témoignent son échelle urbaine et la qualité de son architecture.

 

 

Bastide royale et ville de pouvoir


Fondée en 1252 par Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX et comte de Toulouse, la ville neuve, un vaste lotissement dédié aux échanges économiques, se déploie sur une faible pente le long de l’Aveyron. Située entre Causse et Ségala, à proximité de gisements argentifères qui assureront sa renommée, la ville est bâtie à proximité d’une voie antique qui reliait Segodunum (Rodez) et Divona (Cahors) et d’une route qui, depuis Conques, conduisait voyageurs, marchands et pèlerins vers Najac, Cordes, Toulouse et Compostelle. Cette position privilégiée participa grandement à l’essor de la ville, qui devint dès 1369 la capitale administrative et judiciaire du Rouergue.

 

Une architecture témoin de l’opulence de la ville


Au centre de la bastide, la place du marché est bordée d’arcades que surmontent d’étroites ou vastes demeures qui témoignent de l’opulence de la classe des marchands à la fin du Moyen Age et pendant la Renaissance. La maison Dardenne, bâtie au bas de la place au milieu du 16e siècle par Jean Imbert Dardenne - un négociant en cuivre auquel on doit le château de Graves -, dont cour et escalier témoignent d’un programme architectural et iconographique exceptionnel, en est l’affirmation la plus éclatante. A l’est se dresse la monumentale collégiale Notre-Dame, dont la construction fut entreprise entre 1260 et la fin du 15e siècle.

L’édifice de style gothique, que domine un impressionnant clocher-porche, conserve des stalles historiées de la fin du 15e siècle réalisées par le menuisier et sculpteur André Sulpice. Au sud de la place, est aménagée au 14e siècle une fontaine publique dont la cuve est ornée de mascarons, puis le pont des Consuls, autrefois surmonté de deux tours et qui servait de lieu de péage. Celui-ci contrôlait l’une des portes de l’enceinte urbaine, dressée à partir de 1343, au début de la guerre de Cent Ans, afin de garantir la ville des pillages.

 

Implantations religieuses


Chef d’œuvre gothique flamboyant, la chartreuse Saint-Sauveur est édifiée aux portes de la ville entre 1452 et 1460 grâce au legs de Vésian Valette, marchand drapier et mécène. Dans les murs et hors la ville, les fondations religieuses se multiplient, ainsi qu’en témoignent la chapelle Saint-Jacques (1455), l’église des Augustins (1520), les chapelles des pénitents Noirs et des pénitents Bleus, les couvents des Visitandines, des Ursulines et des Clarisses au 17e siècle.

 

 

Lumière sur...

 

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